Les Moteurs
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La
nécessité de préserver
l’environnement, d’économiser
les ressources énergétiques de la
planète, d’améliorer les
performances a poussé les
constructeurs à faire évoluer leurs
moteurs. Chacun ayant redoublé
d’ingéniosité, il en résulte
une plus grande diversité devant laquelle on peut se perdre.
Le modeste but de ces pages est d’aider à se
remémorer les principes de base, et de faire
apparaître, le plus clairement possible
(j’espère?) les différences existant
d’un type de moteur à l’autre.
C’est pourquoi ne seront représentés
que les organes indispensables à la
compréhension.
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Illustration
avec un moteur essence carburateur. Pour les autres moteurs, les
quatre temps sont sensiblement identiques.
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1er
TEMPS: ADMISSION
La soupape d’admission
s’ouvre et laisse pénétrer le
mélange air/essence dans le cylindre. Le piston, dans sa
course descendante, aspire ce mélange.
Le
piston passe du Point Mort Haut (PMH) au Point Mort Bas (PMB). Pendant
cette course, le vilebrequin a effectué un demi-tour.
Le
vilebrequin entraîne, par
l’intermédiaire de la courroie de distribution,
les cames, solidaires
de l’arbre à cames (non
représenté).
La came,dans sa nouvelle position,
provoque la fermeture de la soupape
d’admission.
Pendant
ce temps, le vilebrequin effectue un premier demi tour.
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2ème
TEMPS: COMPRESSION
La soupape d’admission et
la soupape
d’échappement sont
fermées.
Le
piston, dans sa course montante, comprime le mélange
air/essence. La température de celui-ci augmente.
Le
piston passe du PMB au PMH.
Pendant ce temps, le
vilebrequin effectue un second demi-tour.
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3ème TEMPS: DETENTE
Les
deux soupapes sont toujours fermées. Au tout
début de ce temps, lorsque le piston est en position haute
(PMH), l’étincelle qui se produit à la
bougie enflamme le mélange air/essence fortement
comprimé.
Les
gaz produits se détendent violemment dans le cylindre, et
poussent le piston vers le bas.
C’est
le temps moteur, celui qui crée la force motrice qui fait
tourner les roues!
Le
piston atteint le PMB et, pendant ce temps, le vilebrequin
effectue un troisième demi-tour.
A
l’arrivée du piston au PMB, la soupape
d’échappement
s’ouvre.
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4ème TEMPS: ECHAPPEMENT
Le
piston, dans sa course montante, chasse les gaz
brûlés à
l’extérieur du moteur, via le pot
d’échappement.
A
l’arrivée du piston au PMH, la soupape d’échappement
se ferme.
Le vilebrequin a
effectué un quatrième demi-tour.
Et le cycle recommence.
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Sur
les quatre demi-tours effectués par le vilebrequin, un seul
correspond à un temps moteur (détente):
c’est le troisième demi-tour. C’est un
inconvénient qui se traduit par un fonctionnement
irrégulier du moteur. Depuis longtemps, les constructeurs
ont résolu ce problème en juxtaposant plusieurs
moteurs comme celui ci-dessus (le plus souvent 4, mais parfois 2, 4, 8,
10, 12, 16). Ces moteurs indépendants sont reliés
à un même vilebrequin, leurs soupapes sont
commandées par un même arbre à cames
(parfois deux). Prenons l'exemple d'un moteur quatre cylindres comme
celui ci-dessous (on dit "quatre cylindres en ligne")
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Pendant
le 1er demi-tour du vilebrequin:
Le
cylindre n°1 (celui de gauche) est en phase "admission" (1er
temps)
Temps moteur: cylindre
n°4 (celui de droite).
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Pendant
le 2ème demi-tour du vilebrequin:
Le
cylindre n° 1 passe en phase "compression" (2ème
temps).
Temps moteur: cylindre n°2.
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Pendant
le 3ème demi-tour du vilebrequin:
Le
cylindre n°1 passe en phase "détente"
(3ème temps), et c’est lui qui crée le
temps moteur.
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Pendant
le 4ème demi-tour du vilebrequin:
Le
cylindre n° 1 passe en phase "échappement"
(4ème temps).
Temps
moteur: cylindre n° 3.
Et
le tour est joué! Quatre demi-tours du vilebrequin ont
"vu" quatre temps moteur au lieu d’un.
Cela
donne un fonctionnement plus régulier du moteur, et plus il
y a de cylindres, mieux cela vaut.
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Le
collecteur d’admission conduit le mélange
air/essence alternativement dans chaque cylindre.
Ce
mélange doit se composer de 15 grammes d’air et de
1 gramme de vapeur d’essence, condition requise pour obtenir
la meilleure combustion possible.
Le
mélange de vapeur d’essence et d’air est
"fabriqué" par le carburateur.
Les
voitures actuelles ne sont plus équipées de tels
moteurs, mais de nombreux véhicules ainsi
motorisés circulent encore.
Bien
qu’ayant profité
d’améliorations (allumage électronique,
carburateur double corps, …), ces moteurs sont
reconnus coupables de pollution, et l’adjonction
d’un pot d’échappement catalytique leur
est interdite.
On
attend donc l’extinction de l’espèce!
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Une
pompe met l’essence sous pression.
L’injecteur
reçoit l’essence sous pression, et vaporise
celle-ci dans le collecteur d’admission où elle
est aspirée dans le cylindre qui est en phase "admission".
L’ouverture
de l’injecteur se fait électriquement.
Le dosage de la quantité d’essence est mieux
contrôlé que dans le cas
précédent (carburateur).
Injection
indirecte: parce que le mélange air/essence
est introduit dans les cylindres avant les
soupapes d’admission.
Monopoint:
parce qu’il n’y a qu’un seul injecteur.
Nota:
pendant le 1er temps (admission) c’est un mélange
air/essence qui pénètre dans le cylindre.
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Le
principe de ce type de moteur est identique à celui
à injection indirecte monopoint ci-dessus.
Injection
indirecte: parce que le mélange air/essence
est introduit dans les cylindres avant les
soupapes d’admission.
Multipoint:
parce qu’il n’y a autant d'injecteurs que de
cylindres (c'est la seule différence par rapport
à l'injection monopoint).
Nota:
pendant le 1er temps (admission) c’est toujours un
mélange air/essence qui pénètre dans
le cylindre.
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Injection
directe: parce que l’essence
vaporisée est introduite directement dans le cylindre, après
les soupapes d’admission.
(Nota:
l’injection directe est forcément multipoint!).
Les
moteurs Essence actuels tendent vers ce principe.
Commandés
électroniquement, les injecteurs délivrent une
quantité très précise
d’Essence. Les gaz d’échappement
contiennent un minimum d’impuretés, autorisant
l’utilisation d’un pot
d’échappement catalytique.
Lors
des démarrages à froid, le brave vieux starter
n’a plus sa raison d’être, car
l’essence vaporisée qui pouvait se condenser sur
les conduits d’admission est maintenant introduite dans le
cylindre en phase compression, donc à température
élevée.
En
cela, ce moteur présente une ressemblance avec le moteur
diesel: pendant le 1er temps (admission) c’est uniquement de
l’air qui pénètre dans le cylindre.
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Ce
moteur ne possède pas de soupapes! Le mélange
air/essence/huile* pénètre
dans le cylindre par une lumière qui communique ou
s’obture en fonction de la position du piston.
Le
piston, dans sa course ascendante, effectue deux opérations:
-
il
comprime, par sa partie supérieure, le mélange
qui explosera au PMH
-
il
aspire, par sa partie inférieure, le mélange qui
va remplir toute la partie basse du moteur
(le carter)
un clapet,
situé à l’arrivée du
mélange gazeux, s’ouvre automatiquement,
aspiré par la dépression
créée par le piston qui monte. Cette course
ascendante correspond à la rotation d’un demi-tour
du vilebrequin.
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Après
explosion au PMH, les gaz se détendent en
exerçant une force sur la partie haute du piston.
C’est le temps moteur. En descendant, le piston effectue une
autre opération: il comprime le mélange
gazeux stocké en partie basse car le clapet
s’est refermé en raison de la
surpression. En poursuivant sa course descendante, le piston
découvre la lumière d’admission. Le mélange
gazeux sous pression se précipite dans le
cylindre, le remplit, tout en chassant les gaz
brûlés vers la lumière
d’échappement (c’est le transfert).
Cette course descendante correspond à la rotation
d’un demi-tour du vilebrequin. Puis le piston remonte, et le
cycle recommence.
Conclusion:
toutes les opérations se sont
déroulées sur deux demi-tours du vilebrequin, en
une montée et en une descente du piston.
D’où l’appellation: "moteur
deux temps"
Nota:
il serait plus exact de dire "moteur un tour", car les quatre temps
(admission, compression, détente, échappement)
existent tous, mais s’effectuent sur un tour de vilebrequin
au lieu de deux.
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*:
le mélange air essence, fabriqué par le
carburateur en amont, contient en plus une certaine proportion
d’huile. Celle-ci va servir à la lubrification du
moteur, car il n’y a pas de carter d’huile comme
dans tous les moteurs vus précédemment.
Ces
moteurs équipent de nombreux deux roues de faible
cylindrée (50 cm3), les kartings, les
tronçonneuses et autres outils agricoles ou forestiers, des
moteurs de bateaux (liste non exhaustive). Ils ont l’avantage:
-
d’être
de conception simple, donc fiables et peu coûteux
-
d’être
légers
-
d’autoriser
des régimes de rotation élevés (peu de
pièces en mouvement), donc puissance comparative
sensiblement plus importante
-
de
pouvoir fonctionner inclinés (pas de carter
d’huile, donc pas de désamorçage du
circuit de lubrification)
Mais
hélas, ils sont souvent accusés de
pollution... Les moteurs deux temps ont été
fabriqués en version diesel!
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C'est
un moteur quatre temps. Il mérite, par son
originalité, une bonne place dans cette
présentation. (réalisé à
l'aide du Science et Vie n°656, mai 1972)
Vidéo
prise sur le stand Mazda lors du salon mondial de l'automobile,
à paris en 2004. (Un grand merci à eux pour leur
accueil).
Problèmes pour visualiser la
vidéo ? téléchargez
quicktime
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Description
succincte:
A
gauche, l'entrée du mélange air/essence
A
droite, la sortie des gaz d’échappement
Le
piston rotatif a la forme d’un triangle
équilatéral arrondi. Il se compose de trois
côtés: A, B et C, d’une roue
dentée usinée dans sa partie centrale, et de segments
assurant l’étanchéité avec
le bloc moteur.
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Le
piston rotatif tourne autour d’une roue dentée fixe,
à la façon d’un anneau que
l’on fait tourner autour de son doigt, ou du hulahoup de ma
jeunesse… La trajectoire des sommets du triangle
(hypocycloïde) suit la forme de l’usinage interne du
bloc moteur (trochoïde). La rotation du piston est transmise
à un arbre de commande à excentrique, non
représenté.
Celui-ci
communique son mouvement aux roues par le système
traditionnel.
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On
s’aperçoit que ce moteur ne
possède :
-
ni soupapes
-
ni arbre à
cames
-
ni bielles
L’arbre
de commande à excentrique tient lieu de vilebrequin. Une
voiture MAZDA équipée de ce type de
moteur a remporté les 24 heures du Mans il y a quelques
années.
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1er TEMPS: ADMISSION
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admission
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échappement
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compression
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compression
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admission
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détente
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détente
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compression
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échappement
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échappement
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détente
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admission
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2ème TEMPS: COMPRESSION
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admission
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échappement
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compression
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compression
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échappement
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échappement
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admission
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3ème TEMPS: DETENTE
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admission
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échappement
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compression
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compression
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compression
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échappement
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échappement
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détente
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4ème TEMPS: ECHAPPEMENT
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admission
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compression
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détente
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compression
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échappement
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échappement
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détente
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admission
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Et
que voit-on? Pendant la rotation, trois opérations
ont toujours lieu simultanément! C’est
l’équivalent d’un moteur à
piston de trois cylindres en un! Et sans ces mouvements alternatifs de
pistons générateurs de vibrations!
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La
pompe d’injection met le gazole à une pression
comprise entre 100 et 200 bars (200 kilogrammes par
centimètre carré !).
Elle
dirige ce gazole sous pression alternativement vers chaque cylindre qui
arrive en fin de compression.
Le
gazole sous pression est vaporisé par l’injecteur
dans l’air comprimé très chaud en fin
du 2ème temps (compression). C’est ce qui le fait
s’enflammer spontanément. C’est la seule
pression délivrée par la pompe
d’injection qui permet à l’injecteur de
s’ouvrir et de vaporiser le gazole (tout est
"mécanique"). L’injection continue un certain
temps pendant le 3ème temps (détente).
La bougie de préchauffage
facilite les départs à froid.
Injection
indirecte: parce que le gazole n’est pas
injecté directement dans le cylindre, mais dans une chambre
de précombustion (ou de turbulence).
(Attention:
ne pas confondre avec l’injection indirecte essence, qui veut
dire injection en amont des soupapes d’admission !).
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Pour
tous les moteurs diesel, pendant le 1er temps (admission),
c’est uniquement de l’air qui
pénètre dans le cylindre.
Les
premiers véhicules particuliers (VP) étaient
équipés de ce type de moteur. De nombreux
exemplaires circulent toujours, et pour plusieurs années
encore, car leur robustesse est reconnue.
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Mais
la combustion du gazole n’est pas parfaite en raison de la
présence de la chambre de précombustion
(mélange air/gazole
hétérogène).
Avec
la pression d’injection relativement peu
élevée, ce sont deux raisons qui rendent ce
moteur quelque peu polluant. On attend donc aussi
l’extinction naturelle de l’espèce!
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La
principale différence avec le moteur
précédent réside dans
l’injection qui se fait directement
dans le cylindre, sans passer par une chambre de
précombustion.
La
pression d’injection est sensiblement plus
élevée. Il n’y a pas de bougies de
préchauffage.
Ce
moteur est plus performant que son homologue à injection
indirecte, mais a longtemps été
réputé plus bruyant.
Ce
type de moteur n’a été que peu
été utilisé sur les voitures, en
revanche il équipe tous les engins de travaux publics,
industriels, agricoles...
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C’est
aussi un moteur diesel injection directe.
Le
gazole, amené à une pression allant de 1300
à 1600 bars par une pompe, est stocké dans une
réserve, le rail commun (common rail).
Chaque
injecteur est alimenté par le rail commun.
L’ouverture de l’injecteur est commandée
par un organe électromagnétique,
lui-même commandé par
l’électronique de bord.
Ceci
permet :
-
une
pression d’injection très
élevée procurant une excellente combustion du
mélange air/gazole
-
un
dosage très précis de la quantité de
gazole à injecter, et aux instants parfaitement voulus donc
un meilleur rendement, une consommation moindre, et moins de pollution.
Ces
moteurs sont identifiés sous le sigle HDi (Peugeot,
Citroën), dCi (Renault).
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Ce
moteur est une variante du moteur common rail. Le rail commun est
remplacé par une sphère. Celle-ci accepte une
pression sensiblement plus élevée, sous un
encombrement plus réduit.
Ce
système équipe donc des moteurs de petite
cylindrée (1500 cm3).
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L’un
des deux arbres à cames, en plus des cames de
commande des soupapes, possède des cames
de mise sous pression du gazole dans
l’injecteur. La pression très
élevée obtenue par ce
procédé (2000 bars) améliore
la combustion du gas-oil, donc le rendement du moteur.
Cet
injecteur, par rapport à l’injecteur traditionnel,
remplit aussi la fonction d’alimentation en gas-oil depuis le
réservoir (d’où son nom
"d’injecteur pompe").
L’électronique,
associée à des capteurs, commande la
partie électromagnétique de
l’injecteur pompe, de façon à doser
très précisément la
quantité de gas-oil à injecter et
déterminer la durée de l’injection.
Ce
type d’injection équipe les véhicules
du groupe VAG sous le sigle TDI, et depuis longtemps les moteurs du
constructeur CUMMINS, pour la seule partie
mécanique de l’injecteur.
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L’un
des problèmes des moteurs à pistons est le
remplissage du cylindre. L’un des moyens de le
résoudre est de faciliter le passage de l’air (ou
du mélange air/essence) en agrandissant l’orifice
d’entrée dans le cylindre.
Ceci est fait en créant une seconde soupape
d’admission par cylindre.
Le
même procédé est utilisé
pour améliorer l’évacuation des gaz
brûlés en créant une
deuxième soupape d’échappement.
Pour un moteur quatre cylindres, on a ainsi 8 X 2 = 16
soupapes. Parfois l’indication portée sur la
voiture est : 16v. Elle vient de
l’anglais valves,
traduit par soupapes.
Certains
moteurs quatre cylindres possèdent 12 soupapes. Dans ce cas,
ce sont les soupapes d’admission qui sont
doublées, car le problème à traiter en
priorité est le remplissage du cylindre.
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De
son vrai nom : le turbocompresseur.
Dans
l’exemple ci-dessous, le turbo équipe un moteur
diesel injection directe.
Mais il peut équiper tous les autres types de moteurs diesel
et essence (à l’exception du moteur deux temps).
Un
moteur est dit "atmosphérique" quand il n’a pas de
turbo, et "suralimenté" lorsqu’il en
possède un.
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La
quantité d’air aspiré par le moteur
diminue avec la densité de l’air
extérieur. Un moteur perd de la puissance
lorsqu’il fait chaud, et lorsqu’il fonctionne en
altitude, sur route de montagne par exemple.
Le
rôle du turbo est d’augmenter la
quantité d’air aspiré par le piston
pendant sa course descendante, et donc d’augmenter la
puissance du moteur.
Les
gaz d’échappement possèdent encore de
l’énergie. On les fait passer à travers
une turbine qui se met en rotation.
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Une
autre turbine qui comprime l’air provenant du filtre
à air.
La
température de l’air comprimé
s’élève, il est donc
nécessaire de le refroidir en le faisant passer dans un
échangeur
A
noter que le turbo n’entre en action ("il
s’enclenche") qu’à partir d’un
certain régime de rotation du moteur.
A
haut régime, il serait trop efficace, un dispositif (non
représenté) limite la quantité de
l’air introduit.
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La
vitesse de rotation peut atteindre 120 000 tours par minute! (le temps
de dire "tic tac", en une seconde, les turbines ont fait 2000 tours!).
Je me suis laissé dire que le turbo des SMART Mercedes
tourne à 300 000 tours par minute... impressionnant!
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Il
existe un autre type de suralimentation, moins répandu sur
les véhicules légers: ce sont les compresseurs
volumétriques (Roots, Cozette ou Zoller). Ils
présentent l’avantage d’être
déjà opérationnels à bas
régime.
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J’ai
pris ces photos sur le stand GARRET, leader mondial du turbo, lors du
salon de l’auto de Paris en 2005.
Le
turbo traditionnel a pour but de favoriser le remplissage des cylindres
tout en se servant de l’énergie encore disponible
des gaz d’échappement. Il a donc
l’avantage de ne pas puiser sur la puissance moteur. Mais il
a l’inconvénient de ne pas remplir sa fonction
à bas régime, contrairement aux compresseurs
volumétriques mentionnés ci-dessus. Le
turbo à géométrie variable
réunit les avantages de son
prédécesseur, sans les inconvénients.
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Vue
montrant la turbine "échappement" du turbo.
Les
gaz d’échappement avant "d’attaquer" la
turbine passent au travers d’ailettes orientables.
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A
haut régime, les ailettes s’orientent de
façon à laisser passer les gaz
d’échappement à leur débit
maximum (simulation en couleur verte).
La
turbine ne tourne pas à sa vitesse maximum (contrairement
à ce que l’on pourrait imaginer...).
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A
bas régime, les ailettes s’orientent de
façon à laisser passer les gaz
d’échappement à leur débit
minimum (simulation en couleur jaune, position fermée un peu
exagérée).
La
turbine tourne à sa vitesse maximum (contrairement
à ce que l’on pourrait imaginer...).
L’efficacité
du turbo est accrue.
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Comment
ça marche?
Le
positionnement des ailettes est effectué en partie
arrière par des biellettes, elles-mêmes
commandées à la source par
l’électronique de bord.
NB:
la turbine visible est celle de l’admission.
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Selon
les conditions d’utilisation, ce dispositif revient
à modifier le positionnement des cames, c’est
à dire que les soupapes ont la possibilité de
s’ouvrir ou de se refermer plus tôt ou plus tard
que défini initialement.
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C’est
un dispositif appelé
« actuator » qui par action sur
un liquide modifie le décalage angulaire entre la poulie
d’entraînement de l’arbre à
cames et l’axe de l’arbre à cames.
Sur
ces trois photos, j’ai simulé le changement de
position des palettes que j’ai coloriées en jaune
pour la compréhension.
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Dernière mise à jour: Jeu, 10 juin, 2010 19:57
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